Dimanche 23 août 2026

Lac d'Estaëns

Randonnée. Vallée d'Aspe – Espelunguère : 1350 m. - Espagne - Lac d'Estaëns : 1750 m. - Point haut : 1830 m. -

Infos :

  • Dénivelé cumulé : 650 m
  • Distance : 7 km
  • Durée : 6 h 12 (arrêts compris)
  • Niveaux Physique : 1
  • Niveaux Technique : 2

Meteo

    nuages & éclaircies

Carte

Méandres dessinant le relief

Photo de Christian Ferrère

Départ avec Andrée, Philippe BD. et moi-même direction la vallée d'Aspe, puis les Forges d'Abel et la piste qui monte à Espelunguère. Quelques nuages sillonnent le ciel. La température est douce et s'élèvera progressivement dans la journée. Quelques véhicules stationnent sur le parking.

Nous montons dans le bois direction ouest puis sud, passant près de la cascade d'Espelunguère, moins puissante qu'en mai. Arrivés sur un vallon herbeux le sentier s'élève doucement à travers les prairies, au sud. Par un petit pont le cheminement franchit un ruisseau qui ruisselle à peine, ainsi nous pénétrons dans la forêt où dominent les hêtres.

Photo de Christian Ferrère

De longs lacets amènent à une cabane fermée juchée sur une éminence (1620 m.). Trois randonneurs espagnols nous dépassent. L'itinéraire se poursuit dans le bois vers le sud-ouest devenant de plus en plus rude à l'approche des falaises. Toujours abrupt le sentier quitte le bois frôlant les parois.

Une échelle en fer de trois mètres environ, inclinée, enjambe un ressaut. Deux grilles en plateau évitent de déraper et des câbles assurent le passage si nécessaire. Le sentier se poursuit en longeant les falaises. Ensuite il grimpe peu après à gauche, sud-est en traçant un lacet pour rejoindre le col (1780 m.) qui marque la frontière entre la France et l'Espagne.

Photo de Christian Ferrère

La vue plonge sur le grand et magnifique lac d'Estaëns (1770 m.). Les eaux bleutées scintillent comme des éclats de perles d'or et d'argent sous les feux du soleil. Les falaises autour baignent leurs pieds dans l'onde profonde.

Une cabane est perchée sur un mur de pierre arrondi, structure de récupération des eaux pour la petite centrale hydroélectrique d'Espelunguère. Nous longeons le lac au sud-ouest par des sentes s'élevant sur une crête. Quelques bosses sont franchies entre herbe et lapiaz. Sur le lac les rochers et l'onde forment des méandres dessinant le relief.

Photo de Christian Ferrère

Notre course s'arrête sur un mamelon du Port de Bernère. Nous remarquons au sud-est des baigneurs. Ils ne craignent pas le froid ! Le vent est frais, alors nous revenons en arrière cherchant dans un creux herbeux le coin déjeuner.

Vers 13 h 15 nous repartons le long de la crête dans le sens inverse de l'arrivée. La descente par le col est esquivée. Est-ce une erreur ? Mes amis et comparses sont sceptiques. N'est-ce pas Philippe ? Néanmoins ils sont partant pour gravir une bosse et un autre sommet au nord-est, qui porte d'énormes rochers plats empilés (1820 m.). Une erreur peut mener loin !

Photo de Christian Ferrère

C'est une autre vue sur le lac, tout aussi belle avec les reflets des sommets: Mallos del Huerto de Estanés, Pico Labata, Punta de Bazo, Pico Liovilla, Pico Alto de La Portaza, entre autres. Nous revenons au col puis plongeons au nord par le sentier abrupt. Les passerelles et l'échelle offrent un exercice ludique. Cependant le sentier raide et étroit surplombant un à-pic exige une certaine vigilance.

La descente dans la forêt est rapide. Ainsi nous rejoignons le vallon d'Espelunguère. Toujours par le même itinéraire nous abordons le bois jusqu'au parking. Arrêt dans un bar tenu par des Espagnols ne s'exprimant pas en français, étrange ! Retour dans la plaine sous la chaleur : 34 degrés.