Alpes Maritimes
Séjour dans les Alpes Maritimes – Mercantour – Saint-Martin-Vésubie :1500 m.
Lever 4 h 30, préparatifs et départ avec Andrée et Yves à 6 h, par l'autoroute direction Toulouse, Carcassonne, Narbonne, court arrêt sur une aire de repos pour avaler un petit déjeuner. La chaleur se fait sentir à Bézier, puis Montpellier, Nîmes, Arles, Aix-en-Provence. Avec Yves nous alternons la conduite du Van. Toulon, arrêt pique-nique. Nice, la circulation se densifie. La route monte au nord et entre dans la vallée de la Vésubie, traversant de jolies gorges.
La vallée de la Vésubie a subi d'énormes dégâts du fait des inondations successives. Des travaux importants sont en court le long de la rivière. Le chalet dans les bois sur la route du Boréon a une entrée très compliquée. Le cadre est agréable, le chalet également.
Le matin visite de la ville et passage à l'Office du Tourisme. Le ciel est bleu, la température douce. Les petites routes pentues sont vite parcourues. Une place centrale et des commerces, un parc en longueur avec un bâtiment destiné à différentes activités sportives occupent l'essentiel de la ville. C'est la fête de la musique. Un petit orchestre installé sur une estrade joue des morceaux.... accompagnant une chanteuse.
La fin du repas pris dans le jardin du chalet est bousculé par un orage. Ce n'est que vers 15 h 30 que nous prenons la route du Boréon et du parking de la Salèse. Nous marchons sur la piste forestière pour repérer la randonnée du lendemain. Bien qu'interdite la piste et parcourue par des dizaines de véhicules. L'orage gronde. Quelques averses faibles tentent de nous mouiller. Retour au chalet et préparation de la randonnée de demain.

Le ciel est bleu et le soleil parait à peine derrière les cimes. La température est douce mais rapidement la chaleur monte. Nous suivons la piste à l'est et par de nombreux virages la piste repart au nord-ouest, GR 52. Puis le chemin monte progressivement dans la forêt de pins, de sapins, de Mélèzes, autres essences. En une heure nous parvenons au col de Salèse (2 031 m.). La Source de Chardole coule dans un joli petit coin, avec une fontaine, un abreuvoir, une table en pierre. Nous marquons une pause collation. Trois jeunes Brésiliens se sont arrêtés également. Nous échangeons quelques propos.
La piste continue au nord, secteur le Raya. Deux ou trois voitures « autorisées » passent. Les cimes sont à peine visibles. Cependant au fur et à mesure que l'on monte la taille des arbres se réduit. Quittant la piste le sentier s'engage dans de fortes pentes sur des pierres. Après une multitude de lacets nous parvenons dans un croisement sur un replat.
Parmi la végétation nous remarquons un joli petit lac aux eaux bleues près du Camp Soubran (2272 m.). Le cheminement grimpe dans un terrain minéral où peu d'arbustes paraissent. Puis l'inclinaison devient légère, secteur Caïre Pounchu. Alors nous arrivons au-dessus du grand lac de Nègre (2354 m.).
C'est une immense étendue d'eau bleutée entourée de crêtes et sommets : Cayre Sud et nord des Bresses, Pointe Giegn. Des petits poissons nagent vers les bords. Nous montons au-dessus du lac, versant Est pour nous installer à l'ombre de petits Mélèzes (2398 m.) et déjeunons. 12 h 15. Ainsi nous profitons du calme et de la beauté du paysage.
Nous redescendons d'autant que la météo annonce des pluies et orages. Par le même itinéraire nous repassons près du petit lac. La température est bien montée. Les endroits ombragés par les mélèzes sont appréciés. Abordant la piste nous tentons de prendre les sentiers raccourcis. Ils sont plus agréables et faciles à suivre. Les ruines à l'Agnelhère sont une énigme.
Par endroit le sentier longe de petits ruisseaux. Certains sentiers ont subi des dégradations par les inondations des fortes pluies. Nous parvenons au parking de Salèse par un petit pont de bois. Il est 16 h. Ce premier jour de randonnée dans les Alpes nous a enchantés.
Retour sur la route en travaux à de multiples endroits. Encore 500 m de marche pour retrouver le chalet.
Par la route de Roquebillère, puis la petite route sinueuse étroite de Belvédère nous parvenons dans la vallée de la Gordelasque au Pont du Countet. Les parkings sont déjà plein. La température est douce. Le soleil brille dans un magnifique ciel bleu.
Le chemin monte au nord passant près de Stèle et longeant le ruisseau de La Gordelasque, puis s'approche de la belle cascade l'Estrech. Le sentier de pierre raide mais bien tracé zigzague entre les parois rocheuses. Il amène à un premier col où se dresse un mur de pierre, le Mur des Italiens (2022 m.). Au sud-est des nuages très foncés glissent dans les cieux. Le tonnerre gronde.
Nous descendons au nord et traversons par un pont le torrent. Alors nous rencontrons un petit groupe de chamois. Peu intrigués ceux-ci nous observent et s'éloignent tranquillement. Un deuxième pont de bois est traversé. Le ciel se couvre de plus en plus.
Il est 12 h 05, nous nous arrêtons sur un plat herbeux entouré de rochers. C'est alors qu'un chamois s'installe à quelques mètres et broute le temps de notre repas. Le ciel s'est dégagé, alors nous poursuivons vers le nord, direction le Refuge de Nice. Le cheminement est peu incliné puis s'élève après avoir traversé une zone humide protégée par une clôture. Quelques chamois errent dans les parages ce qui facilite la prise de photos.
À nouveau le sentier s'élève sous la cime de Roche Garbière à l'est, puis traverse la Barne. Sur le haut mur incliné du barrage des chamois se tiennent en équilibre. Ainsi nous parvenons au lac de La Fous. Le refuge de Nice est suspendu au-dessus du lac et ses eaux bleues.
À l'ouest s'élève le Mont Ponset (2828 m.), au nord le Mont Colomb (2816 m.). Nous préférons redescendre, car le temps est très incertain. Les orages éclatent à l'est. Dans la zone humide nous rencontrons un bouquetin qui traverse sans se soucier de notre présence. Sur un rocher une marmotte nous observe. Un peu plus loin un chamois broute. Nous retraversons les passerelles, puis remontons au Mur des Italiens.
La descente est raide, mais sur des pierres bien agencées. Au sud-est à nouveau le ciel s'assombrit. Les orages grondent. Le parcours longe la cascade et le torrent. La pente s'adoucit. Au niveau des Gravières des averses de pluie et de grêles s'abattent sur nous et la région. Les ponchos sont rapidement enfilés. Une petite cabane ne peut nous servir d'abri. De toute façon les orages sont installés pour un temps long.
L'obscurité s'intensifie au fur et à mesure que les fortes averses se déversent. Nous accélérons le pas pour arriver trempés au Van à 16 h. La route étroite et en épingle est descendue lentement. Devant un énorme camion transportant des troncs d'arbres ouvre le passage.
Arrêt au village pour quelques achats alimentaires et le soleil réapparaît. Parvenus au chalet à 18 h nous composons notre soirée, satisfait de cette belle randonnée et des rencontres des animaux sauvages. Arrêt au village pour quelques achats alimentaires et le soleil réapparaît. Parvenus au chalet à 18 h nous composons notre soirée, satisfait de cette belle randonnée et des rencontres des animaux sauvages.
C'est à partir de la station de ski d'hiver de La Colmiane que nous avançons sur la piste Sud dans le bois. Elle est large et peu pentue. Quelques jolies fleurs égaient le parcours. Au col du Suc (1580 m.) le paysage se dégage. Quelques vaches couchées se reposent. Nous observons la vallée de Conquet et Saint-Martin et le Vallon d'Ingrenier.
Un sentier botanique s'élève au sud, au-dessus de la piste, avec un parcours pour VTT. Après les Bosquets le sentier revient au nord-est. Nous parvenons au pic de la Colmiane. Un bar-restaurant fermé actuellement accueille touristes et skieurs en hiver.
Nous discutons avec le propriétaire qui remet en état l'établissement, un grand chalet en bois. 11 h 05, nous repartons avant que les orages annoncés nous surprennent. La descente est plus rapide. La pluie tombe juste lorsque nous arrivons au parking et l'orage gronde. Retour au chalet pour le déjeuner.
16 h l'orage et la pluie se sont calmés. Nous repartons par la piste du vallon d'Encouand qui monte au sud dans les bois. Quelques maisons, des fermes pour la plupart, sont perchées sur des pentes Est. La piste longe de gros tuyaux (captation d'eau...). Plus haut, dans un virage au nord une réserve d'eau a été installée pour les pompiers.
Dégagée des arbres la vue sur Saint-Martin-Vésubie est excellente. Le circuit en virage nous entraîne au nord par le Collet, puis à nouveau à l'est. Parvenus sur un petit plateau herbeux nous remarquons au-dessus un beau chalet récent.
Prés d'un sentier nous apercevons des cerisiers sauvages chargés d'excellentes cerises mûres que nous cueillons et dégustons. Une dame débouche du sentier avec son chien, puis un homme, de la piste avec un chien lui aussi. Ils s'aboient dessus l'un et l'autre. Le calme revient quand ils repartent.
Nous redescendons. En chemin la pluie tombe. Arrivés au chalet 18 h 06. Rangement, dîner, préparation du programme pour demain.
De La Vacherie du Boréon le chemin part au sud, ensuite à l'est passant prés du restaurant l'Alpage. Un troupeau de vaches broutent un peu plus loin. Un autre parking en hauteur reçoit les véhicules. Fallait-il le savoir ! La température est douce. Le soleil perce entre les frondaisons sur fond de ciel bleu
Le sentier grimpe raide au sud dans la forêt de mélèzes et de sapins. Une succession de virages, de zigzags, sillonne entre les arbres, laissant une seule ouverture pour apercevoir le pic en pointe de Cougourde, s'élevant au-dessus des cimes près du Géla. Nous marquons une pause collation dans une jolie clairière.
La forêt est à traverser jusqu'à atteindre un vallon où se dresse le refuge privé de La Maïris (2120 m.), d'apparence en mauvais état. Puis c'est la montée au col (2202 m.). Nous hésitons entre l'ascension de la Cime du Pisset (2223 m.), à l'est et la Cime de Piagu à l'ouest. Comme le beau temps se maintient nous optons pour Piagu.

Le cheminement longe une jolie mare dévoilant les reflets des montagnes et de nous-mêmes. Nous suivons une crête entre herbe, cailloux et roches. De petits mélèzes s'éparpillent sur les sols garnis de jolies fleurs. Une autre mare un peu plus grande est entourée de prairies. Le sentier descend puis remonte pour revenir sur la crête.
Alors le sommet se dresse devant nous très pentu. Nous ne savons si nous pourrons y grimper. En fait un sentier zigzague dans les cailloux et peu à peu nous amène à la Cime de Piagu, à midi. La vue est superbe sur le vallon de Madame au sud et de Madone de Fenestre. Au nord se distinguent la Cime de La Lèche, les Cimes de Cerises, les Cimes de Mercantour, entre autres. Occupants seuls le sommet nous déjeunons dans un beau belvédère.
À 13 h la descente de la forte pente est prudente. Cependant l'itinéraire est identique à celui de la montée, avec quelques petits crochets sur l'arête. Puis c'est la descente sur le refuge de La Maïris. Le ciel se couvre de gros nuages. Nous plongeons dans la forêt, après un court arrêt dans la clairière pour nous désaltérer à 14 h.
Le sentier dévale dans la forêt. La pluie tombe. Les ponchos sont à portée de mains, mais les feuillages protègent également. Nous effectuons un crochet par la piste au-dessus de la Vacherie du Boréo. Ainsi nous arrivons au parking à 15 h 10. La pluie a cessé de tomber.
Rentrés au chalet les informations reçues sont la canicule en France en général, ainsi que dans les Pyrénées Atlantiques. Et dire que des personnes doutent encore du changement climatique crée par les activités de l'homme lui-même !
9 h, avec Andrée et Yves nous prenons le chemin est et nord-est qui s'enfonce dans la forêt de mélèzes, pins, sapins et autres essences. La température est douce. Le soleil envoie ses rayons filtrés par les frondaisons et un fond de ciel bleu.
Le GR 52 du Val du Haut Boréon passe près du chalet Vidron et la cascade puis traverse le torrent du Boréon par le pont de Peïrastrèche. La montée devient raide sur le sentier de pierre. Arrivés à une bifurcation, le lac à droite, le refuge en face nous espérons pouvoir effectuer la boucle. La plupart des randonneurs partent vers le lac. Nous montons au refuge, secteur Gias Peïrastrèche. Un chamois peu effarouché se déplace devant nous. Les lacets s'enchaînent toujours à travers les bois mais moins touffus.

Nous arrivons au refuge de Cougourde (2119 m.). Le grand refuge en bon état ne semble pas ancien. La surprise est d'apercevoir tout près des bouquetins. Ils se laissent prendre en photos sans fuir. 11 h10, nous poursuivons l'itinéraire par un sentier allant vers le sud-ouest à travers les rochers. Un éboulis est à franchir.

Le sentier s'élève plus raide et amène au col (2187 m.). Alors nous admirons le grand lac de Trécolpas et les cimes autour. Ainsi le joli lac aux eaux claires reflète les montagnes environnantes et les randonneurs passant au bord. Quelques névés sont dispersés sur les flancs.
Nous grimpons sur un mamelon au-dessus du lac et déjeunons (12 h 15). Quelques gouttes de pluie tombent. Nous rangeons nos affaires et partons. Pendant quelques centaines de mètres nous suivons le chemin de la montée, puis pour effectuer une boucle nous descendons par un sentier raide à l'ouest. Il zigzague entre rochers et arbres, repart au nord, pour retomber sur le sentier qui mène au refuge.
De petites averses tombent et s'arrêtent aussitôt. À peu de distance du sentier deux, ou trois chamois traversent. Le cheminement longe le torrent et laisse entrevoir des cascades. Plus rapidement que prévu nous parvenons au parking à 14 h 50. Comme il est encore tôt nous allons au bar de l'Alpage prendre des boissons fraîches, installés en terrasse face aux cimes.
Retour par une piste de terre et cailloux et de nombreux travaux sur les petites routes ayant subi les ravinements.
Ce devait être une journée de repos et paisible avec une visite du col de l'Isola atteint après une succession de virages. De nombreuses voitures et autant de motos, des cyclistes occupent la route du col. Pour sortir de cette foule nous marchons sur une piste ouest amenant sur une bosse offrant un beau paysage sur les vallées et les cimes.
À la descente nous cherchons un restaurant, mais introuvable ! Alors à Isola hors du village une table de pique nique posée à l'ombre d'un arbre sera notre point de repas. Nous prenons le café en terrasse d'un petit bar du village. Un orchestre d'instruments à vent joue des musiques populaires.
Nous partons dans la vallée de Tinée. Mais le véhicule manifeste des secousses, un message signale un défaut. Retour à l'endroit du pique-nique. Appel assistance. Un dépanneur arrive 2 heures après. Peu de solution, embarquer le véhicule ou tenter de remonter dans la vallée de la Vésubie. La dernière solution est prise. Nous réussissons à revenir au chalet.
Arrivés au parking de Sélèse, toujours avec Andrée et Yves, la température est déjà de 18 degrés. Le soleil brille dans un beau ciel bleu. Nous montons au sud-ouest franchissant un petit pont de bois tout en longeant le torrent.
Ensuite le sentier monte très raide zigzaguant dans la forêt de sapins, pins, mélèzes et autres essences. De jolies fleurs accompagnent le parcours : joubarbes, Lys Astragan, orchidées, gentianes, etc.
Un carrefour se présente. Nous prenons le sentier à gauche, ouest. Il longe le ravin. Toujours par de nombreux virages serrés, nous nous élevons. Un passage est équipé de câbles, utiles en cas de pluie. Après une heure 10 h 45, nous parvenons dans une clairière où se trouve le chalet privé des Adus (2099 m.). Le petit refuge tout en troncs d'arbres est très esthétique, mais fermé ! De l'eau coule par un tuyau dans un évier, sous un abri.

Un quart d'heure après nous arrivons au joli lac des Adus (2142 m.). Entouré de mélèzes et de quelques rochers, les eaux claires reflètent les arbres, le ciel et des petits nuages en îlot. Des randonneurs sont installés au bord du lac.
Comme le ciel reste beau nous décidons de poursuivre, suivant un sentier ouest qui part sur deux gros pierriers mais par chance avec quelques pierres plates. L'itinéraire suivi continu à grimper au sud et entre dans un vallon verdoyant. Au loin les paysages sur les cimes sont magnifiques. Vers le sud-est des nuages foncés stagnent.
À 12 h 45 nous atteignons le col de la Valette des Adus (2356 m.). Je grimpe en quelques minutes sur une crête jusqu'à un mélèze et remarque un petit lac au nord, lac Barn (2402 m.). Je reviens rapidement au col. Nous déjeunons tous les trois profitant d'un beau paysage.
Yves est tenté pour l'ascension de la Cime de La Valette. Nous nous lançons tous les deux sur la crête. En dix minutes nous parvenons sur la Cime de la Valette. Le panorama est grandiose. A l'est s'élève le Mont Actus (2526 m.), au sud Caïre Fourcha.
Nous dégringolons de la crête pour arriver à 14 h 08 au col de la Valette. Nous redescendons avec Andrée à travers le joli vallon. Au sud-est le tonnerre gronde. Puis la descente s'engage dans les éboulis et pierriers. Le sentier tombe sur le lac des Adus.
Deux jeunes filles nous demandent comment aller au col de Salèse. Nous expliquons que ce n'est pas cet itinéraire. Elles se sont trompées. Nous poursuivons le retour avec un arrêt rapide au refuge pour remplir les gourdes. Ensuite c'est l'entrée dans la forêt, le sentier dévalant au bord du ravin. Les lacets s'enchaînent. Les nuages envahissent le ciel.
Le passage par les câbles est plus aisé qu'on aurait pu le prévoir. Le sentier dévale en zigzag, exposé au-dessus du ravin, plus paisible lorsqu'il rejoint le torrent. Par le pont de bois arrivés au parking à 16 h 24. L'orage et la pluie s'abattent sur le secteur, alors que nous reprenons la route pour le Boréon.
Une partie de la matinée est consacrée à la recherche de garagistes, mais comme aucun n'est disponible, je tente de résoudre le problème avec une certaine efficacités. Alors vers 11 h nous partons du chalet pour une petite randonnée, la route au sud, puis la piste forestière et le vallon d'Encouana.
La chaleur est intense. Quelques chalets sont dispersés en hauteur. Après la source captée la piste vire en épingle au nord et passe près d'une citerne d'eau posée sur un replat. La piste monte en lacets vers le collet et part au sud, à nouveau plein nord. Juste en dessous d'une vaste propriété et son grand chalet, nous découvrons des cerisiers sauvages. Les cerises mures sont excellentes.
Un sentier grimpe à l'est au Collet Cotignol, Nid de l’Âne, etc. Nous poursuivons jusqu'au bout de la piste qui s'arrête au Ravin de Brondas (1528 m.). Sur des rochers perchés en équilibre nous déjeunons. L'orage gronde du nord à l'ouest, puis à l'est.
14 h, nous repartons. Les nuages s'épaississent. Soudain la pluie tombe fortement. Les ponchos sont vite enfilés. La pluie s'apaise lorsque nous arrivons près des cerisiers sauvages. Nous les goûtons encore. Néanmoins nous poursuivons la descente sous la pluie et l'orage jusqu'au chalet.
Du village de Venansson perché sur un rocher nous longeons une petite route à l'est. Un sentier raide, grimpe en lacets sur la crête de Spivol. La chaleur augmente au fur et à mesure. Le sentier se dirige vers le nord-est et après une antenne relais vire au nord-ouest.
Le panorama en crête apporte une vue sur la vallée de la Vésubie, les cimes au nord-est, le vallon de Libarret au sud-ouest. De magnifiques fleurs décorent le parcours avec la lavande, le chardon, prisés par les abeilles et papillons. Petits pins, chênes verts et autres arbustes sont installés sur la crête.
Nous descendons sur la route pour parvenir sur le vallon de Champouns. Près d'une citerne d'eau des tables de pique-nique sont posées, mais en plein soleil. Nous cherchons dans le bois Vacherie de Sales ou des Colmianes, près du vallon de Galou. Nous déjeunons dispersés entre cailloux, herbe, ombre et soleil.
Nous hésitons à poursuivre la randonnée vers la crête Saint-Esprit. Mais des nuages arrivent au nord. La pluie commence à tomber. Nous revenons par le même itinéraire, poncho sur le dos. Lorsque nous atteignons la crête de Spivol l'orage éclate, les averses de pluie s'abattent sur les lieux. Nous tentons de nous abriter sous un pin.
Le passage du point haut de la crête est délicat voire intrépide. Rapidement nous franchissons les rochers. La descente est moins stressante. La pluie se calme légèrement. Arrivés sur la route nous filons vers le village en cueillant quelques cerises au passage. Les bourrasques de pluie continuent à s'abattre. Le grand porche d'un ancien restaurant nous abrite pendant une demi-heure. 15 h35, nous rejoignons le véhicule et effectuons quelques courses alimentaires avant de rentrer au chalet.
Nous suivons une route au nord-ouest qui grimpe dans le bois. Ensuite c'est une piste étroite qui côtoie le Ravin de St-Nicolas. Le chemin raide, sous la chaleur provoque un effort intensif (29 degrés et +). Un sentier quitte la piste et s'engage à l'ouest, à gauche, toujours le bois de mélèzes, pins, bouleaux, chênes vert et autres. De jolies fleurs s'éparpillent dans les alentours.
De nombreux lacets conduisent à sortir d'une partie du bois. Une longue clôture concentre des moutons et un chien de garde. Nous nous arrêtons sous un mélèze, dans une pente et des faux plats, pour déjeuner.
14 h, nous poursuivons au nord-ouest le chemin secteur Besseirolles avec quelques arbres et une vue plus dégagée. Les nuages arrivent. Il est 14 h30 nous redescendons espérant éviter la pluie et les orages. De temps en temps le soleil réapparaît. La température baisse lorsque les nuages cachent le soleil. Nous pouvons remarquer la Cime de La Colmiane et les deux petits lacs. Arrivés au point de départ à 15 h 21. La randonnée de demain est repérée si les conditions sont favorables.
Le retour au chalet s'effectue sous les orages et une pluie battante.

Le lever est plus tôt 6 h 30. À la Colmiane la température est fraîche. Cependant un beau soleil brille dans le ciel azuré. Avec Andrée et Yves nous suivons la petite route sous le Centre de Vacances et l'école de neige. Elle monte au nord-est. Dans un croisement pourvu d'une croix la route laisse la place à une piste. Celle-ci grimpe très raide toujours au nord frôlant le Ravin de St-Nicolas et franchit une barrière souple.

La piste vire à l'ouest, toujours dans les bois de mélèzes, de pins, de sapins et d'autres essences. Un virage en épingle nous renvoie au sud. Une immense clôture contient un troupeau de moutons et des chiens qui aboient. Nous contournons l'espace par une piste qui vire en épingle à nouveau au nord, secteur Basserolles en sortant de la forêt. (1855 m.).
La montée est moins raide et vire au sud. Une dizaine de vaches paissent paisiblement. Le vallon est plus dégagé et laisse paraître les cimes lointaines du nord au sud. Le paysage est remarquable. Puis une sente nous dirige à travers des pentes herbeuses raides vers un énorme rocher. Nous grimpons en le contournant de l'ouest au sud. Alors nous atteignons Baus de La Fréma (2246 m.), le sommet culminant de ce vallon. Une table d'Orientation indique l'ensemble des cimes et sommets à 360 degrés. Il est 11 h 30.

De ce beau perchoir nous dominons le sommet de la Coliame. Mais le vent violent et froid nous somme de redescendre. Nous nous dirigeons au nord vers la tête du Brec et le Mont Pétoumier (2604 m.). Nous montons sur une crête également très ventée. Une cabane dont la toiture s'est affaissée est posée sur un mamelon. Des blocs rocheux protègent plus ou moins des rafales de vent. Nous déjeunons et profitons du panorama.

La descente se poursuit dans les pentes herbeuses gelées par le vent froid. Après les Brecs et le vallon de la Loubonière le chemin rejoint l'itinéraire de la montée. Les vaches broutent toujours au même endroit. Les longs virages sont de temps à autre écourtés. Nous prenons le sentier qui évite la piste.

Le climat s'est réchauffé. Sans vent la chaleur s'intensifie. Nous parvenons sur la piste et ensuite la petite route toujours en travaux. Alors nous arrivons à La Colomiane à 15 h 30. La température est de 29 degrés et en ville Saint-Martin-Vésubie, la chaleur est surprenante. Des affiches annoncent des courses de trails pour samedi, donc une circulation difficile. Quel impact réel sur la montagne de cette activité sportive à la mode ?
La veille du départ demande un peu de rangement. Après le repas et sous la chaleur une petite randonnée nous amène sur la piste du vallon d'Encouana. Un point de vue domine le village, Venenson et même Baus de La Fréma. Retour au chalet pour la fin du rangement.
Le retour sous la chaleur. Fin du séjour agréable dans les Alpes notamment des rencontres inattendues avec des animaux sauvages et un magnifique cerf qui dormait sous nos fenêtres.