Mercredi 28 janvier 2026

Pic de Crabe

ski de Randonnée. Hautes-Pyrénées – Vallée de Campan - Payolle : 1100 m. - Pic de Crabe : 1916 m.

Infos :

  • Dénivelé cumulé : 850 m.
  • Distance : 14 km
  • Durée : 5 h 40 (arrêts compris)
  • Niveaux Physique : 2
  • Niveaux Technique : 2

Meteo

    nuages & éclaircies

Carte

La symphonie des neiges

Photo de Christian Ferrère

Départ avec Philippe BD. pour retrouver Gabi H. et à Lourdes Claude B. , ainsi par la route de la vallée de Campan nous rendre à Payolle. La neige est tombée abondamment dans la nuit. La température est de moins deux degrés. Le ciel est nuageux, le soleil perce l'écran vaporeux.

Nous chaussons les skis après le pont sur le ruisseau d'Artigou. Le paysage est magnifique la neige étendant des dentelles blanches sur les branches des sapins et autres arbres. L'itinéraire choisi parmi d'autres se faufile dans la forêt du Différend. Ainsi nous arrivons au croisement des pistes Peyre Hicade, Hourquette. Nous suivons celle au nord-ouest Sarrat de l'Artigou, qui ensuite vire plein sud.

Photo de Christian Ferrère

Les pentes sont légères et les distances longues. Cependant le décor féerique se prête à la contemplation, mais aussi à la prise de photos. Soudain deux sangliers déboulent en travers de la piste, nous toisent surpris et disparaissent dans la forêt. Ont-ils craint de notre part un tour de cochon ? Philippe et Claude en arrière, occupés à bavarder n'ont rien vu !

Photo de Christian Ferrère

Nous arrivons aux cabanes de Camoudiet (1418 m.) et marquons une halte collation. Sur les pentes sud-ouest des Quatre Véziaux, se distingue à l'horizontale une longue cassure de neige. C'est donc par une crête sud sud-ouest (à gauche) que nous entamons l'ascension. Des skieurs ont tracé, trop raide par endroit d'après Philippe qui peaufine sa trace.

Réchauffés par le soleil et par l'effort, la montée est ressentie laborieuse. Après le col de Crabe (1869 m.) une courte pause boisson redonne de la vigueur. De plus en plus raide la pente accentue les efforts. Les conversions se multiplient. Enfin nous atteignons le pic de Crabe. Le panorama est grandiose du Plo del Naou, aux cimes de la vallée d'Aure, à l'Arbizon, au pic d'Aule, Soum de Coste Oueillère, Soum de Marianette, pic du Midi de Bigorre, etc.

Photo de Christian Ferrère

Après quelques photos, avant que la neige se transforme, nous filons dans la descente le long de la crête. Les virages s’enchaînent dans cette neige poudreuse excellente à skier. La symphonie des neiges, comme une musique murmurée dans le son du vent, c'est cela que nous ressentons, c'est cela qui glisse dans l'air des notes de nos sensations. Gabi dans une chorégraphie élégante improvise une danse sur ski.

Photo de Christian Ferrère

Percuté par Philippe, alors que j'étais à l'arrêt, nous chutons tous les deux. Notre ami était peu conscient de son amplitude... La glisse dans les pentes nord-ouest, sous la cassure est une expérience mémorable. Claude fignole ses virages, parfois pointés en profondeur. Ainsi nous arrivons aux cabanes de Camoudiet et nous déjeunons au soleil dans le spectacle d'un univers blanc. Gabi discute avec une jeune skieuse au repos, attendant ses amies.

Photo de Christian Ferrère

Nous repartons par le même itinéraire, la route enneigée. Une glissière formée par d'autres skieurs permet de prendre de la vitesse. C'est alors que Philippe se sentant des ailes se propulse sans respect des limitations de vitesse, se croyant en voiture, double déchirant l'air, éjectant tout obstacle susceptible de le gêner dans sa quête des records (boules de neige, feuilles mortes, branches ou brindilles, etc.). Sidérés, nous le suivons à distance, profitant de l'appel d'air provoqué.

Après Peyre Hicade la piste commence à geler, piétinée et tassée par les raquetteurs et autres marcheurs et toujours de plus en plus de chiens à éviter. La Pelouse Saint Jean est parcourue dans le style ski de fond jusqu'au véhicule, 15 h 17.

Les boissons consommées dans un bar de la Séoube, donne un temps récréatif avant de reprendre calmement la route sans autres excès, n'est-ce pas Philippe ?